installer manuellement wordpress

installer manuellement wordpress

WordPress est la plateforme de gestion de contenu la plus populaire au monde, alimentant plus de 40 % des sites web. Si vous souhaitez en tirer pleinement parti, une installation manuelle offre un contrôle total sur votre environnement, une optimisation des performances et une sécurité renforcée. Contrairement aux installations automatisées proposées par certains hébergeurs, une installation manuelle vous permet de configurer chaque élément selon vos besoins spécifiques, tout en évitant les logiciels superflus ou les paramètres par défaut limitants.

Que vous soyez un développeur, un entrepreneur ou un passionné de web, maîtriser l’installation manuelle de WordPress vous donne une liberté inégalée. Ce processus, bien que légèrement plus technique que les solutions « clé en main », reste accessible avec les bonnes instructions. Dans ce guide, nous vous accompagnons étape par étape pour installer WordPress manuellement, depuis la préparation de votre environnement jusqu’à la configuration finale de votre site. Prêt à prendre le contrôle de votre installation ? Suivez le guide.

Pourquoi choisir une installation manuelle de WordPress ?

Les avantages d’une installation autonome

Opter pour une installation manuelle de WordPress présente plusieurs bénéfices majeurs par rapport aux solutions automatisées :

  • Contrôle total sur l’environnement serveur : Vous choisissez la version de PHP, le serveur web (Apache, Nginx, LiteSpeed), et les extensions nécessaires, ce qui optimise les performances et la compatibilité.
  • Sécurité renforcée : En évitant les installations préconfigurées avec des plugins ou thèmes inutiles, vous réduisez les risques de vulnérabilités. Vous pouvez aussi appliquer des règles de sécurité personnalisées dès le départ.
  • Personnalisation poussée : Vous sélectionnez manuellement la base de données (MySQL, MariaDB), les utilisateurs, et les permissions, ce qui est idéal pour les sites professionnels ou les projets complexes.
  • Économies de ressources : Les installations manuelles consomment généralement moins de mémoire et de CPU, car elles n’incluent que les éléments essentiels.
  • Flexibilité pour les développeurs : Si vous travaillez avec des environnements de développement locaux (comme Local by Flywheel ou Docker), une installation manuelle facilite l’intégration avec des outils comme Git ou Composer.

Cas d’usage où l’installation manuelle est recommandée

Bien que WordPress propose des installations en un clic via des hébergeurs comme OVH, SiteGround ou Kinsta, certaines situations justifient une approche manuelle :

  • Sites critiques ou à haute disponibilité : Pour les entreprises ou les applications nécessitant une configuration spécifique (comme un cache avancé ou un CDN personnalisé).
  • Environnements de staging : Pour tester des mises à jour ou des plugins avant de les déployer en production.
  • Projets nécessitant des technologies spécifiques : Par exemple, un site utilisant Redis pour le cache ou Elasticsearch pour la recherche.
  • Développement local avancé : Pour synchroniser votre installation avec des outils comme Vagrant, Docker ou des workflows CI/CD.

Si vous débutez, une installation manuelle peut sembler intimidante, mais avec ce guide, vous serez guidé pas à pas pour réussir sans erreur.

Prérequis avant l’installation manuelle

Les éléments indispensables à réunir

Avant de commencer, assurez-vous d’avoir les éléments suivants à portée de main :

  • Un nom de domaine : Acheté auprès d’un registrar comme OVH, Gandi ou Namecheap. Assurez-vous que le DNS pointe vers votre serveur.
  • Un hébergement web compatible : WordPress nécessite un serveur avec PHP (version 7.4 ou supérieure), une base de données MySQL/MariaDB (version 5.6 ou supérieure), et un serveur web (Apache 2.4+ ou Nginx).
  • Un client FTP/SSH : Comme FileZilla (FTP/SFTP) ou un terminal pour les commandes SSH.
  • Les fichiers WordPress : Téléchargez la dernière version de WordPress depuis wordpress.org.
  • Un éditeur de code : Pour modifier les fichiers de configuration (comme wp-config.php). Visual Studio Code ou Sublime Text sont d’excellents choix.
  • Une base de données vide : Créez une base de données MySQL/MariaDB via votre panneau d’hébergement (cPanel, Plesk, ou via phpMyAdmin). Notez le nom, l’utilisateur et le mot de passe.

Vérifier la compatibilité de votre hébergement

WordPress est exigeant en termes de ressources. Avant de procéder, vérifiez que votre hébergement répond aux critères suivants :

  • Version de PHP : WordPress recommande PHP 7.4 ou supérieur (idéalement PHP 8.0+ pour de meilleures performances). Vérifiez la version via un fichier phpinfo.php ou votre panneau d’hébergement.
  • Extensions PHP requises :
    • cURL
    • GD ou Imagick (pour le traitement des images)
    • mbstring (pour la gestion des chaînes de caractères)
    • MySQLi ou PDO_MySQL (pour la base de données)
    • XML (pour les flux RSS et les imports/exports)
  • Espace disque et mémoire : Un site WordPress minimal nécessite au moins 100 Mo d’espace disque et 64 Mo de RAM alloués. Pour un site avec plugins et médias, prévoyez 500 Mo à 1 Go.
  • Accès SSH (optionnel mais recommandé) : Pour une installation plus sécurisée, utilisez les commandes SSH plutôt que FTP.

Si votre hébergement ne répond pas à ces critères, envisagez de migrer vers un hébergeur plus adapté (comme WP Engine, Kinsta ou un VPS chez OVH).

Étape 1 : Télécharger et préparer les fichiers WordPress

Télécharger la dernière version de WordPress

Commencez par récupérer les fichiers d’installation depuis le site officiel :

  1. Rendez-vous sur wordpress.org/download.
  2. Cliquez sur le bouton « Télécharger WordPress » pour obtenir un fichier ZIP.
  3. Décompressez l’archive sur votre ordinateur. Vous obtiendrez un dossier nommé wordpress contenant tous les fichiers nécessaires.

Configurer les permissions des fichiers

Pour éviter les erreurs de permissions (comme « Impossible de créer le fichier wp-config.php »), configurez les droits d’accès avant de transférer les fichiers sur le serveur :

  • Sur un serveur Linux (via SSH) :
    chmod -R 755 /chemin/vers/wordpress chown -R www-data:www-data /chemin/vers/wordpress

    Remplacez www-data par l’utilisateur du serveur web (peut être apache, nginx, ou autre selon votre configuration).

  • Sur un hébergement mutualisé (via FTP) :
    • Utilisez un client FTP comme FileZilla.
    • Dans les paramètres du client, activez le mode « Activer l’affichage des fichiers cachés » (pour voir les fichiers comme .htaccess).
    • Transférez tous les fichiers du dossier wordpress vers le répertoire racine de votre site (généralement public_html ou htdocs).

Renommer le fichier wp-config-sample.php

Le fichier wp-config-sample.php contient les paramètres de connexion à la base de données. Vous devez le renommer en wp-config.php avant de le modifier :

  1. Dans le dossier wordpress, localisez le fichier wp-config-sample.php.
  2. Renommez-le en wp-config.php (soit via FTP en faisant un clic droit > Renommer, soit via SSH avec la commande mv wp-config-sample.php wp-config.php).

Ce fichier sera modifié à l’étape suivante pour inclure les informations de votre base de données.

Étape 2 : Créer et configurer la base de données MySQL

Créer une base de données vide

WordPress a besoin d’une base de données pour stocker tous ses contenus (articles, utilisateurs, paramètres). Voici comment la créer :

  • Via cPanel :
    1. Connectez-vous à votre panneau cPanel.
    2. Dans la section « Bases de données », cliquez sur « MySQL Databases ».
    3. Dans « Create New Database », entrez un nom (ex: wp_monsite) et cliquez sur « Create Database ».
    4. Créez un utilisateur en bas de la page (ex: wp_user), puis associez-le à la base de données avec tous les privilèges.
  • Via phpMyAdmin :
    1. Accédez à phpMyAdmin depuis votre hébergement.
    2. Cliquez sur « Nouvelle base de données », entrez un nom et sélectionnez l’encodage utf8mb4_unicode_ci (recommandé pour les caractères spéciaux).
    3. Cliquez sur « Créer ».
    4. Dans l’onglet « Privilèges », ajoutez un utilisateur et attribuez-lui tous les droits sur la base.
  • Via SSH (MySQL/MariaDB) :
    mysql -u root -p CREATE DATABASE wp_monsite; CREATE USER 'wp_user'@'localhost' IDENTIFIED BY 'votre_mot_de_passe'; GRANT ALL PRIVILEGES ON wp_monsite.* TO 'wp_user'@'localhost'; FLUSH PRIVILEGES; EXIT;

Récupérer les informations de connexion

Notez les informations suivantes, vous en aurez besoin pour configurer wp-config.php :

  • Nom de la base de données (ex: wp_monsite)
  • Nom d’utilisateur de la base (ex: wp_user)
  • Mot de passe de l’utilisateur
  • Nom du serveur de la base de données (généralement localhost, mais peut varier pour certains hébergeurs comme SiteGround qui utilise localhost:/tmp/mysql5.sock)
  • Préfixe des tables (par défaut wp_, mais vous pouvez le changer pour des raisons de sécurité, ex: monprefixe_)

Étape 3 : Configurer le fichier wp-config.php

Modifier les paramètres de connexion à la base de données

Ouvrez le fichier wp-config.php avec un éditeur de code et modifiez les lignes suivantes :

//  Paramètres de la base de données  // define( 'DB_NAME', 'wp_monsite' ); // Nom de la base de données define( 'DB_USER', 'wp_user' ); // Nom d'utilisateur de la base define( 'DB_PASSWORD', 'votre_mot_de_passe' ); // Mot de passe define( 'DB_HOST', 'localhost' ); // Serveur de la base (souvent 'localhost') define( 'DB_CHARSET', 'utf8mb4' ); // Encodage recommandé define( 'DB_COLLATE', '' ); // Laissez vide par défaut 

// Clés de sécurité uniques // define( 'AUTH_KEY', 'mettez_votre_clé_unique_ici' ); define( 'SECURE_AUTH_KEY', 'mettez_votre_clé_unique_ici' ); define( 'LOGGED_IN_KEY', 'mettez_votre_clé_unique_ici' ); define( 'NONCE_KEY', 'mettez_votre_clé_unique_ici' ); define( 'AUTH_SALT', 'mettez_votre_clé_unique_ici' ); define( 'SECURE_AUTH_SALT', 'mettez_votre_clé_unique_ici' ); define( 'LOGGED_IN_SALT', 'mettez_votre_clé_unique_ici' ); define( 'NONCE_SALT', 'mettez_votre_clé_unique_ici' );

Générer des clés de sécurité uniques :

Pour renforcer la sécurité, remplacez les valeurs mettez_votre_clé_unique_ici par des clés générées via wordpress.org/secret-key. Copiez-collez le résultat directement dans le fichier.

Configurer les paramètres avancés (optionnel mais recommandé)

Ajoutez ces lignes pour optimiser votre installation :

//  Préfixe des tables  // $table_prefix = 'monprefixe_'; // Changez 'wp_' pour plus de sécurité 

// Mode de débogage // define( 'WP_DEBUG', false ); // Passez à 'true' uniquement pour le développement

// Désactiver l'édition des fichiers depuis WordPress // define( 'DISALLOW_FILE_EDIT', true );

// Limiter les révisions d'articles // define( 'WP_POST_REVISIONS', 5 ); // Conserve 5 révisions par article

// Désactiver les mises à jour automatiques // define( 'WP_AUTO_UPDATE_CORE', false );

Ces paramètres améliorent la sécurité et les performances, surtout pour les sites en production.

Étape 4 : Transférer les fichiers sur le serveur

Méthodes de transfert des fichiers

Vous avez deux options principales pour transférer les fichiers WordPress sur votre serveur :

Via FTP/SFTP (méthode la plus courante)

  1. Ouvrez votre client FTP (FileZilla, Cyberduck, etc.).
  2. Connectez-vous à votre serveur avec les identifiants fournis par votre hébergeur.
  3. Dans le panneau local (votre ordinateur), sélectionnez tous les fichiers du dossier wordpress.
  4. Dans le panneau distant (votre serveur), accédez au répertoire racine de votre site (généralement public_html).
  5. Glissez-déposez les fichiers pour les transférer. Cela peut prendre quelques minutes selon la taille des fichiers.
  6. Une fois le transfert terminé, vérifiez que tous les fichiers sont bien présents (y compris les fichiers cachés comme .htaccess).

Via SSH (méthode plus rapide et sécurisée)

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